
Color Management:
It's Key to Your
Lab's Success
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Pro Lab - Bases de la gestion des couleurs
Initiation à la gestion des couleurs
La gestion des couleurs permet de résoudre une grande partie des problèmes posés par la reproduction d'une couleur sur des appareils, dans des logiciels et sur des plates-formes différents.
L'intégration de la gestion des couleurs dans le flux de production de votre laboratoire simplifie le traitement des différences de couleur qui se produisent quand une image est reproduite à l'aide d'appareils, de plates-formes, de logiciels, de consommables et de procédés différents. La mise en œuvre de la gestion des couleurs dans votre flux de production et l'adoption du flux de production standard ICC (International Color Consortium) présente les avantages suivants :
- Définir des couleurs homogènes et prévisibles à tous les niveaux de la chaîne de reproduction chromatique. Vous limitez ainsi les retirages.
- Réduire les coûts de main-d'œuvre et de consommables. Dans les grands laboratoires, le gaspillage de supports et le temps de production perdu peuvent coûter des milliers d'euros par an.
- Normaliser les processus de production de couleurs pour limiter les variations chromatiques provoquées par les différentes techniques.
Color Communication
Profiles
Different Sized Gamuts
The Three Cs of Color Management
Transmission
La transmission des informations chromatiques entre des appareils et des logiciels différents nécessite une « langue commune » comprise et interprétée fidèlement par tous les composants du flux de production.
Dans la plupart des fichiers numériques, la couleur de chaque pixel est représentée par une valeur RVB (rouge, vert et bleu) ou CMJN (cyan, magenta, jaune et noir). Sur une tireuse stable et bien calibrée, la même valeur RVB (ou CMJN) produit toujours les mêmes résultats. Mais si vous imprimez le même fichier sur un autre appareil, vous obtenez des couleurs différentes. En effet, les couleurs produites par un appareil dépendent des encres, du papier et de la technologie utilisés. Les couleurs RVB et CMJN dépendent de l'équipement : pour obtenir des tirages identiques (ou au moins similaires) sur des tireuses différentes, il est nécessaire de modifier les valeurs RVB (ou CMJN) utilisées. Cette opération peut être effectuée à la main en modifiant l'équilibre chromatique des photos dans un logiciel de retouche d'images ou dans le pilote de la tireuse. Vous pouvez également utiliser la gestion des couleurs pour modifier les valeurs qui dépendent de l'appareil.
Les valeurs RVB et CMJN, qui dépendent du matériel, ne sont pas utilisables pour transmettre des informations chromatiques entre des appareils différents. Heureusement, la Commission Internationale de l'Eclairage, organisation internationale chargée de la normalisation des systèmes d'éclairage, élabore depuis 70 ans des méthodes de description fiable des couleurs. Il s'agit par exemple des systèmes CIEXYZ et CIELab, qui définissent des espaces chromatiques indépendants du matériel utilisables par les systèmes de gestion des couleurs pour transmettre des informations chromatiques.
Profils
L'ICC a élaboré un format de fichier qui permet d'associer des données chromatiques dépendantes du matériel (scanners, tireuses et écran) aux données de couleur dans un espace PCS (Profile Connection Space). Ce PCS se trouve toujours dans un espace chromatique CIE univoque et indépendant du matériel (CIEXYZ ou CIELab). En utilisant une série de profils de couleurs ICC (généralement deux), il est possible de transposer des données d'un espace chromatique dépendant du matériel (un scanner, par exemple) à un autre (une tireuse, par exemple) grâce à un PCS indépendant du matériel.
Des gammes de taille variable
L'une des difficultés rencontrées par les laboratoires lors de la reproduction de couleurs sur des appareils différents est liée à la gamme de couleurs. Si un appareil peut enregistrer ou reproduire des couleurs très saturées, on dit qu'il dispose d'une gamme de couleurs étendue. Par exemple, les diapositives ont une gamme de couleurs étendue. Inversement, si un appareil reproduit mal les couleurs saturées, on dit que sa gamme de couleurs est limitée. Par exemple, les systèmes d'impression des journaux ont une gamme de couleurs assez restreinte. Si vous imprimez dans un journal une photo prise sur un film inversible couleur, il sera impossible de reproduire toute la gamme de couleurs de l'original. L'une des fonctions d'un système de gestion des couleurs est d'adapter la gamme de couleurs des fichiers source à celle du matériel de sortie.
Le système ICC permet d'effectuer cette opération de trois façons :
- Rendu perceptif. Cette méthode transpose les couleurs les plus saturées des fichiers source vers la limite de la gamme proposée par le matériel de sortie. Une différence de saturation est préservée entre les couleurs les plus saturées des fichiers source et d'autres couleurs moins saturées. L'aspect des photos est amélioré, mais la fiabilité des couleurs peut s'en ressentir.
- Rendu colorimétrique (absolu et relatif). Comme le rendu perceptif, cette méthode transpose les couleurs les plus saturées des fichiers source vers la limite de la gamme proposée par le matériel de sortie. Les couleurs moins saturées sont imprimées le plus fidèlement possible ; ainsi, toutes les nuances hors gamme d'une teinte sont reproduites de manière identique. Ce système de rendu est adapté à la conversion entre des gammes de couleurs de même étendue, lorsque la fidélité des couleurs est prioritaire. La différence entre rendu absolu et rendu relatif est que ce dernier tente de simuler le point blanc de l'espace chromatique source. Ce système est fréquemment utilisé pour représenter la couleur du papier lors de la création d'épreuves dans le monde CMJN.
- Rendu par saturation. Cette méthode est très rarement utilisée. Elle permet de maximiser la saturation des couleurs lors de la préparation d'images pour des présentations professionnelles (par exemple, graphiques, diagrammes, etc.).
Les trois C de la gestion des couleurs
Un flux de production avec gestion des couleurs est composé de trois éléments essentiels. Si l'un d'entre eux fait défaut, votre laboratoire n'obtiendra pas les résultats escomptés. Ces éléments pourraient être appelés « les trois C de la gestion des couleurs ».
Le calibrage
La gestion des couleurs ne peut être efficace que si un nombre maximum d'étapes de votre flux de production d'imagerie sont calibrées. En d'autres termes, ces appareils doivent fonctionner dans les plages de tolérance définies par le fabricant et doivent être dans un état connu et stable.
Le calibrage comporte généralement deux étapes :
- L'évaluation ou la mesure des caractéristiques pertinentes de l'appareil.
- Si nécessaire, le réglage de l'appareil pour en modifier les caractéristiques et produire les résultats escomptés.
La fréquence de calibrage d'un appareil dépend de vos critères de qualité et de la vitesse à laquelle il se dérègle.
Caractérisation (ou profilage)
Une fois chacun des composants du flux de production calibré, vous pouvez les « caractériser », c'est-à-dire leur associer des profils de couleurs ICC. Pour cette opération, vous aurez besoin d'appareils de mesure (probablement un spectrophotomètre et un colorimètre) et d'un logiciel de profilage compatible ICC.
Conversion
Quand tout le matériel du laboratoire est calibré, vous devez vérifier que chacun des composants du flux de production est paramétré pour utiliser le bon profil et pour réaliser les conversions de couleur nécessaires.


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